Les éditoriaux de 2007


Bien malin celui qui pourrait prédire le résultat final des négociations conventionnelles...

Le Cardiologue n° 299 (Février 2007)

Mis en ligne le 3-04-2007

A l’heure où nous mettons sous presse, bien malin celui qui pourrait prédire le résultat final des négociations conventionnelles.

Alors qu’elles paraissaient bien engagées, un grain de sable, de la taille d’un menhir, menace de faire dérailler le train conventionnel.

Pourtant tout le monde semblait avoir besoin de cet accord :
-  le ministre pour symboliser le succès de sa réforme avant les élections ;
-  le directeur de l’UNCAM, pour montrer ses qualités de négociateur ;
-  les syndicats signataires pour « engranger » les fruits de leur investissement ;
-  les médecins généralistes pour authentifier leur récent statut de spécialistes ;
-  les spécialités cliniques pour lancer la salvatrice CCAM des actes cliniques ;
-  les chirurgiens et autres obstétriciens pour valoriser un exercice, certes rémunérateur, mais peu attirant aux dires des nouvelles générations ;
-  les spécialités médico-techniques pour « toucher » le deuxième tiers des revalorisations.

Bref, tout le monde, hormis les « imageurs interventionnels ou non », s’attendait à toucher sa part du gâteau !

C’était sans compter avec la dure réalité des chiffres et les qualités comptables du directeur général de l’UNCAM.

-  Le C à 23 € paraît impossible avant 18 mois au mieux... si tout va bien !
-  La CCAM des actes cliniques est remise aux calendes grecques faute de budget puisque l’intégralité des marges est consacrée à la revalorisation du C !
-  La CCAM des actes techniques est proposée à budget constant. Il fallait l’oser !

Bref la crise !

Les opposants triomphent sur l’air de « on vous l’avait bien dit » tandis que les signataires crient à la trahison.

Et pourtant, même dans la douleur, il faudra trouver une solution ; car c’est, désormais, une évidence pour tous qu’en l’absence de convention, la porte est ouverte à l’anarchie tarifaire tant dans le sens des dépassements non maîtrisés que celui des baisses tarifaires autoritaires, ce dont les cardiologues ont un souvenir particulièrement amer !

La seule inconnue est de savoir qui rejoindra la convention après les élections ?

En théorie, entre la gauche et la droite, les orientations semblent simples et les syndicats y retrouveront respectivement leur credo, voire leur fonds de commerce. Pour nous les spécialistes, cela signifie d’un côté plus d’encadrement au nom de la solidarité de l’autre l’hypothèse des honoraires au mérite au nom du libre concurrence.

L’important sera de défendre la pérennité de la cardiologie libérale.
Docteur Jean-François THÉBAUT, le 13 mars 2007


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